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Mardi soir, pas trop tard, pour une fois.
C'est amusant comme on prend toujours les mêmes clichés des mêmes choses. Je veux dire : angles et perspectives, pour objets, sujets identiques. Le cadre dans la tête, j'imagine. Pour moi photographier, c'est toujours concevoir un tableau — on ne se refait pas, et revient à ses premiers amours. Presque pas touché le pinceau depuis l'arrivée au Japon, par ailleurs — le photo demande probablement moins de temps, d'investissement, de difficulté. On pointe, ajuste, et tire.
Le parallèle de la photographie comme chasse sublimée — encore instinct de mort, d'appropriation et de réification du visé et pris pour soi.
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Avec la photo, on recherche les accidents d'intérêt dans le donné ; en peinture on les peut créer. L'agencé qu'on interprète ; l'agencement qu'on opère.
La ligne Semboku 泉北 se modernise : dans l'express, écrans comme à Tokyo, en anglais et japonais, et voix enregistrées — choses rarissimes par-ici, vu qu'il est un agent préposé aux annonces, sis dans le dernier wagon de chaque train —, parfois aussi. Ce ne sont pourtant pas les étrangers qui se bousculent à Sakai. L'image, toujours l'image.
Tiens, il a plu, ce jour, et hier on a récolté un rhume.
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